THÈME : Prévoyance

Pourquoi souscrire une assurance dépendance ?

En France, l’augmentation de l’espérance de vie accroît naturellement et progressivement le pourcentage de séniors en état de dépendance. Qu’ils vivent à leur domicile jusqu’à leur décès ou en hébergement spécialisé de type EHPAD, les personnes en perte d’autonomie partielle ou totale doivent bénéficier d’un quotidien décent et d’une prise en charge personnelle, y compris médicale, de premier ordre.

Pourtant, malgré les prises en charge et les remboursements de l’assurance maladie, ainsi que les aides financières attribuées aux personnes en perte d’autonomie (APA, PCH, ASH, etc.), il est fréquent que les revenus de celles-ci ne soient pas suffisants pour pallier aux dépenses du quotidien. 

C’est une réalité encore plus marquante pour les personnes en perte d’autonomie installées en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) où les dépenses d’hébergement, de restauration, de soins médicaux… sont conséquentes.

Pourquoi souscrire une assurance dépendance ?

En cas de perte d’autonomie, l’assurance dépendance est un moyen de prévoyance efficace. Elle représente la sécurité de bénéficier du versement d’une rente et/ou d’un capital. Cela permet d’améliorer le quotidien de la personne en perte d’autonomie partielle dans le cadre de son maintien à domicile et d’assurer un confort financier à la famille de la personne en perte d’autonomie totale hébergée dans un EHPAD.

La couverture dépendance offre différents niveaux de garantie. En fonction de ce choix, le versement d’un capital ou d’une rente « perte d’autonomie » est de plus en plus élevé, donnant l’opportunité de faire face aux frais d’assistance de la personne dépendante qui malgré cela, vit encore à domicile, aux frais d’assistance (déplacement en ambulance), aux frais d’aménagements dudit domicile (poignées, lit médicalisé…), aux frais d’hospitalisation, etc. 

Comment fonctionne une assurance dépendance ? 

Le principe de fonctionnement d’une assurance dépendance est relativement simple. Dans la mesure où les cotisations ont été réglées régulièrement et en fonction du niveau de prestations souscrit, l’assurance dépendance promet le versement d’une rente et/ou d’un capital lorsque le souscripteur du contrat est déclaré en perte d’autonomie totale seule, totale et partielle ou partielle seule.

En France, le degré de dépendance est établi de GIR1 à GIR6 (Groupes Iso Ressources), en relation avec la grille AGGIR, qui est un outil national de référence. 

Le fonctionnement de l’assurance dépendance suggère qu’elle doit être souscrite lorsque la personne est âgée d’une quarantaine d’années. Cela lui laisse ainsi le temps de se constituer un véritable capital. A l’inverse, à partir de 75 ans, ce type d’assurance n’est plus envisageable (normes de limites d’âge). 

Il faut également être conscient que les formalités de souscription se compliquent au-delà de 65 ans. S’il est relativement simple de compléter un formulaire de santé à 40 ans, l’examen médical obligatoire après 65 ans peut être une source de complications pour la signature d’un contrat d’assurance perte d’autonomie.

Comment est calculée la cotisation d’un contrat d’assurance dépendance ?

Le montant de la cotisation est calculé en fonction de plusieurs critères :

  • L’âge de l’assuré au moment de la signature du contrat d’assurance dépendance ;
  • Le niveau de prestation (couverture) souhaité ;
  • Le degré de la perte d’autonomie lorsqu’elle survient.

Si le souscripteur a moins de 60 ans au moment de la signature du contrat, il peut décider d’un montant de cotisation raisonnable. En revanche, si le souscripteur a 70 ans, la prime mensuelle est rarement inférieure à 400 euros (par an) pour une rente mensuelle d’environ 500 euros et des services annexes d’assistance. Le montant de la rente peut être négocié avec l’assureur selon les préférences du signataire, par exemple, l’intégration d’une somme en capital et la diminution de la rente mensuelle. En règle générale, le montant de la rente est réduit de moitié environ pour une dépendance légère.

Toutefois, les cotisations sont à fonds perdus et ne sont donc pas récupérables.

Lorsque le souscripteur du contrat est déclaré en état de dépendance reconnu par l’assureur, le paiement des cotisations est suspendu et l’usage de la rente est libre. Celle-ci n’est pas imposable et peut se cumuler avec l’APA.

Dans un couple, il est difficile de choisir qui va s’assurer. Ainsi, pour couvrir tous les risques, il vaut mieux que les deux conjoints souscrivent. Dans cette situation et dans la majorité des cas, les assureurs proposent alors une réduction (10 à 20 %).

Source https://www.odella.fr/

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